J’ai eu un rapport sexuel non protégé et j’ai peur d’avoir été exposé au VIH. Que dois-je faire ?

Alexandra Calmy Alexandra Calmy le 19 janvier 2019

En Suisse, 20’000 personnes environ vivent avec le VIH, virus responsable du SIDA, et un peu plus de  500 personnes découvrent leur séropositivité chaque année.

Si vous avez eu un rapport sexuel non protégé, si le préservatif s’est rompu ou a glissé et si cette relation est potentiellement à risque, il est utile de consulter un médecin le plus rapidement possible et au plus tard dans les 48 heures. Le spécialiste évaluera avec vous le risque de contamination et la nécessité ou non de prendre des mesures médicales préventives. Il prendra en compte plusieurs critères : la nature du rapport par exemple, les rapports sexuels anaux sont ainsi à plus hauts risques que les rapports vaginaux, et le statut sérologique, personne séropositive ou non, de votre partenaire.

Si le risque de transmission du VIH est avéré, le médecin vous prescrira un traitement appelé PEP, prophylaxie post-exposition. Il consiste en une association de trois médicaments antiviraux à prendre durant quatre semaines. L’instauration du traitement doit se faire le plus rapidement possible, au plus tard 48h après l’exposition. Il faudra ensuite faire un test de dépistage trois mois après l’initiation du traitement afin de confirmer l’absence de toute infection.

Si vous avez dépassé le délai des 48 heures, il est tout de même très important de consulter. En effet, le médecin pourra vous donner des conseils utiles pour effectuer un prochain test de dépistage et pour rechercher d’autres infections sexuellement transmissibles.

Si la PEP est aujourd’hui très efficace en cas d’exposition au VIH, elle ne constitue toutefois pas une stratégie de prévention. Il s’agit en effet d’un traitement médical, qui nécessite un suivi. Le préservatif reste donc, en tout état de cause, une excellente méthode pour se protéger du risque d’acquérir le VIH, mais aussi pour prévenir d’autres infections sexuellement transmises et bien sûr pour éviter une grossesse non désirée.

Pour plus d’informations, contactez l’Unité VIH des HUG

Partagez cet article

Alexandra Calmy

Publié par Alexandra Calmy

Médecin responsable de l’Unité VIH des Hôpitaux Universitaires de Genève.

Laisser une réponse

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *