Un psychologue peut-il m’aider à perdre du poids ?

Murielle Reiner Murielle Reiner le 21 mai 2017

Murielle-Reiner-1702La question peut surprendre. Pourquoi aller voir un psychologue lorsqu’on souffre d’obésité ? Un médecin, à la rigueur… Car perdre des kilos, après tout, ce n’est rien d’autre qu’une histoire de diététique et de volonté.

Eh bien non. En réalité, ces personnes souffrent davantage de troubles psychiques que le reste de la population. Les kilos cachent souvent bien plus qu’un excès de gourmandises ou une absence de volonté. Dans la plupart des cas, une surcharge pondérale est le symptôme d’une souffrance émotionnelle qui se traduit par le fait de manger trop, et des nourritures trop riches.

C’est un cercle vicieux : la souffrance provoque un important surpoids et celui-ci génère de la souffrance. Des études montrent qu’une obésité augmente de plus de 50% le risque de dépression. Et cette dernière accroît de 60% celui de devenir obèse.

Bref, c’est une histoire complexe. Du coup,  les thérapies le sont aussi. Les plus efficaces sont multidisciplinaires.  Elles abordent le problème par ses quatre dimensions, incontournables : médicale, activité physique, diététique et psychologique. Et cela même – voire surtout – lorsqu’on se dirige vers une solution chirurgicale comme le by-pass gastrique.

En fait, l’objectif thérapeutique n’est pas juste de gommer les rondeurs. Ce serait inefficace. Une personne souffrant d’excès pondéral doit être prise en compte dans toute la complexité de son existence. Avec le psychothérapeute, elle travaille sur les causes de son trouble alimentaire, renforce son estime de soi et découvre les conséquences sur sa vie actuelle d’un vécu enfoui dans son histoire personnelle. C’est ainsi qu’elle peut pacifier sa relation à la nourriture, s’aimer davantage et peut-être perdre du poids. Durablement.

Crédit photo : pixabay.com

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Murielle Reiner

Publié par Murielle Reiner

psychologue au service d’enseignement thérapeutique pour maladies chroniques des Hôpitaux Universitaires de Genève.

Un commentaire

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    Maryellen Hanaway 13 avril 2018 à 2 h 06 min

    Merci pour ton article et les informations : )

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