Quand devrais-je consulter un gynécologue pour la première fois?

Dr Francesco Bianchi-DemicheliSi tu es en bonne santé, le moment de consulter un/e gynécologue est venu lorsque tu en ressens le besoin, que tu aies déjà eu des rapports sexuels ou non. Les mineures peuvent le faire sans l’accord des parents. Si tu préfères être accompagnée, par exemple par ta mère, tu peux demander qu’elle n’assiste pas à la consultation. Car son contenu est confidentiel, sauf si ta vie est en danger (p.ex. par un rapport sexuel non protégé). Alors le médecin doit en informer ton représentant légal.

La consultation te permet, par exemple, de t’informer sur ton corps et sur la sexualité. C’est souvent plus facile dans un milieu neutre qu’en famille. Toutes les questions sont permises. Par exemple si tu te demandes si tu es vraiment prête à faire l’amour, ou si tu l’as déjà fait et te poses des questions sur ce qui s’est passé. Ou si tu es plus attirée par les filles que par les garçons, ou encore pour savoir comment fonctionne un pénis – aucune question n’est stupide.

Souvent, les jeunes filles consultent une première fois pour se faire prescrire un moyen de contraception, après ou avant leur première relation sexuelle (toujours avec un préservatif!). Cela ne nécessite pas non plus l’accord parental.

Au lieu d’un gynécologue, tu peux aussi avoir un premier entretien (gratuit et confidentiel) dans un centre de Planning familial, avec une ou un conseiller/ère en santé sexuelle. Car la première consultation ne nécessite en général pas d’examen gynécologique, sauf en cas de problème physique (règles douloureuses, douleurs au bas ventre ou à la pénétration, écoulements vaginaux, etc.). Alors il faut consulter rapidement un gynécologue. Et même sans tarder (!) après un rapport sexuel non protégé ou si le préservatif s’est déchiré, vu le risque de grossesse et/ou d’infection sexuellement transmissible.

Crédit photo : pixabay.com

Crédit photo : pixabay.com

Francesco Bianchi-Demicheli

Publié par Francesco Bianchi-Demicheli

responsable de la Consultation de gynécologie psychosomatique et médecine sexuelle des Hôpitaux Universitaires de Genève

Laisser une réponse

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *