Je souffre d’éjaculation prématurée, que puis-je faire ?

Lorenzo Soldati Lorenzo Soldati le 18 novembre 2017

lorenzo-soldatiL’éjaculation prématurée est un trouble sexuel fréquent, qui touche 15 à 25% des hommes. Il consiste dans l’incapacité à retarder l’éjaculation, laquelle survient toujours ou presque dans la première minute suivant la pénétration vaginale.

Ce trouble engendre de la souffrance personnelle, de la honte, de la perte d’estime de soi pour la personne qui en souffre et aussi pour la partenaire, avec un impact sur la dynamique du couple, entraînant parfois la séparation.

Ils existent quatre types d’éjaculation prématurée. L’éjaculation prématurée primaire se présente dès les premiers rapports sexuels et de façon permanente. Elle a vraisemblablement une origine génétique et neurobiologique. L’éjaculation prématurée secondaire se manifeste, elle, de façon passagère et peut être causée par des maladies organiques (thyroïde, prostate, …) ou par des problèmes psychologiques (anxiété, conflits de couple, …). L’éjaculation prématurée variable, qui entraîne une variation du contrôle de l’éjaculation au cours de la vie en lien avec différents vécus psychologiques. Enfin, il existe des cas dits d’éjaculation pseudo-prématurée. L’homme est persuadé d’en souffrir, alors qu’il éjacule dans un temps normal, entre 3 et 6 minutes après la pénétration.

Selon le type de troubles, plusieurs thérapies peuvent être proposées. Des médicaments tout d’abord peuvent être utilisés pour retarder l’éjaculation. Il est également possible d’utiliser des crèmes ou des sprays anesthésiants que l’on applique sur le gland. Les traitements pharmacologiques sont souvent indispensables s’il s’agit d’éjaculation prématurée primaire. Il est aussi possible de démarrer une sexothérapie. Le médecin va aider le patient à comprendre et résoudre les facteurs psychologiques favorisant le trouble ainsi qu’à améliorer la gestion psychocorporelle de l’excitation sexuelle.

Ejaculation précoce

Crédit photo : Pixabay

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Lorenzo Soldati

Publié par Lorenzo Soldati

Médecin adjoint, responsable de la consultation spécialisée de sexologie aux Hôpitaux Universitaires de Genève

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