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Mon enfant tousse « comme un chien qui aboie », c’est impressionnant…. De quoi s’agit-il ?

Votre enfant présente une gêne respiratoire, un peu de fièvre et une voix enrouée. Il refuse de s’allonger et a des quintes de toux « aboyantes », plus importantes la nuit.

Cette toux « comme un chien qui aboie » est caractéristique du faux croup, une infection virale aiguë des voies respiratoires supérieures (trachée ou larynx), causée par le virus parainfluenza. Elle touche principalement les enfants en bas âge, de six mois à cinq ans. Comme ce virus provoque un rétrécissement de l’espace sous les cordes vocales, votre enfant respire plus difficilement et bruyamment.

Si les symptômes du faux croup peuvent être impressionnants, il se soigne facilement et disparait rapidement.

Dans un premier temps, gardez votre calme et rassurez votre enfant. L’air sec augmentant l’irritation des muqueuses et la difficulté respiratoire, la mesure la plus simple pour le soigner est de promener votre enfant à l’extérieur. Une alternative est de recourir à un humidificateur, à air froid de préférence, sans dépasser un taux d’humidité de 55%. A défaut d’humidificateur, ouvrez en grand le robinet d’eau chaude dans votre salle de bains, fermez la porte et faites respirer la vapeur à votre enfant pendant une vingtaine de minutes. Vous pouvez également le tenir près d’une fenêtre ouverte ou faire sécher du linge sur un étendage dans sa chambre. S’il a plus d’un an, donnez-lui une cuillère de miel pour diminuer les quintes de toux. Donnez-lui du paracétamol s’il a de la fièvre supérieure à 38,5 C.

Au même titre que tous les virus, le faux croup est contagieux. Il se propage via les éternuements ou la toux, surtout les premiers jours de l’infection. Il dure habituellement entre cinq et sept jours. Quand votre enfant se sent à nouveau en forme et n’a plus de fièvre, il peut retourner en classe ou à la crèche.
En revanche, si ses difficultés respiratoires augmentent progressivement ou si son état vous inquiète, prenez rendez-vous avec votre pédiatre. En cas de difficultés respiratoires sévères, qui ne se calment pas malgré les mesures appliquées, il est justifié de se rendre aux urgences, voire d’appeler une ambulance.

Pour plus d’informations, consultez le site du Département de la femme, de l’enfant et de l’adolescent des HUG.

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Publié par Sara Arsever

Médecin responsable de l'Unité de santé sexuelle et planning familial des Hôpitaux universitaires de Genève.

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